Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Ballan DIAKITE

Moi, ton homme...

7 Mai 2016 , Rédigé par Ballan DIAKITE Publié dans #Poésie, #Littérature

LETTRE D’AMOUR

Toi, mon tendre amour !

Encore une fois, mon corps rebelle au doux sommeil, s’émancipe à la hâte contre l’attendrissante domination de Morphée. Ici, là, maintenant et tout de suite, à l’heure où je t’écris, le silence est roi partout dans le quartier ; les murs sont frais ; les rues et l’intérieur des maisons sont remplis d’obscurité. Dire que la nuit est faite pour dormir, pourtant, moi, le sommeil m’oublie dès que le crépuscule finisse d’avaler le soleil. Mes yeux ont oublié comment se refermer depuis la dernière fois qu’ils t’ont vu partir. Je savais bien que loin de toi la vie serait pénible, mais jamais, jamais une seule seconde, j’eus eu la sagacité de soupçonner que sans toi le ciel perdrait de sa beauté. Tu es partie et en partant tu emportas mon rire, ma voix et ma joie. Depuis sans toi je ris peu, car, peu de choses m’amusent quand tu n’es pas là. Depuis sans toi je parle peu, car, seul mon silence me comprend mieux quand tu n’es pas là. Depuis sans toi je ne chante plus car plus rien de ne m’égaie, car plus rien ne me titille quand tu n’es pas là. Quand tu n’es pas là… Quand tu n’es pas là tout est vide et silence !

Mon tendre amour, à l’heure où te parviendront ces mots, sache Ô combien pour toi je peine en mon cœur. Le ciel m’est témoin, lui qui couvre de ses ails la terre et tout ce qu’elle contient, que quand mes mains s’ouvrent sans pouvoir t’approcher ni te toucher ; que quand mes bras se tendent sans pouvoir t’enlacer ni te serrer, c’est en mon âme entière que je languis d’amour pour toi, seul, dans le cachot infranchissable de mon existence. Impuissant face à la férocité impitoyable de ce sentiment qui m’envahit, je baisse la garde, Ô ma reine, je capitule pour tes beaux yeux qui m’ont tant de fois désarmé ; pour ton sourire perturbateur qui m’a tant de fois erré et chamboulé dans mes pensées… Ma bien-aimée, mon Altezza, au vue de ces propos qui sont miens, de par leur forme et leur agencement, un individu ordinaire serait tenté de vous supplier : « Sa Majesté, ayez pitié de cet homme misérable qui vit de sa misère pour sa misère ! » Mais ne l’écoutez pas. Les doléances d’un tel individu ne méritent point d’attention.

Moi, je veux ton amour dans sa forme la plus authentique, sans haine sans pitié. Je veux souffrir de ton absence, au nom de ton amour, autant que je le mérite. Châtie-moi par la douleur de la distance. De toutes mes forces je veux t’aimer, aussi, de toutes mes faiblesses, je veux continuer à t’aimer encore. Bien loin de toi, au-delà de la distance, je continue à cultiver le jardin de notre amour, en été comme en hivers. Et quand dans le ciel il n’y aurait plus d’eau, par malheur ou par malédiction, ni dans les puits ni dans les fleuves, saches que dans nos yeux nous puiserons dans les larmes de nos souvenirs, pour maintenir en vie les fleurs de notre amour. Je t’aime !

Moi. Ton homme qui t’aime de loin !

___________________________________________________________BALLAN DIAKITE.

NB: Tous Droits réservés.

Moi, ton homme...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article