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Ballan DIAKITE

PARCE QUE... JE T'AIME !

16 Août 2015 , Rédigé par Ballan DIAKITE Publié dans #Littérature

Quand je t’ai vue ce jour-là, tu étais habillée tout en blanc ; sur ta tête, un foulard de couleur noire auréolait somptueusement tes magnifiques cheveux. Devant mes yeux, tu trottinais, ici et là ; tu passais, et repassais, faisant ainsi tourné, et retourné mon doux regard qui, venait de trouver en toi son repos éternel. Sur ton visage angélique, je venais de découvrir, un véritable espace de bonheur qui allait devenir bientôt, mon unique source de joie et d’allégresse. Interloqué, la splendeur de ta silhouette ne tarda pas, à me mettre brusquement dans l’embarras : « Qu’est-ce que cette vibration à fréquence exponentielle qui oscille violemment mon cœur ? » me demandai-je tout éberlué.

Par un regard aussi si simple qu’il put paraitre, tu emportas avec toi, sans en avoir la moindre permission préalable, un cœur aussi bien qu’une âme. Je te voyais trimballer implacablement, à mesure que tu tournais vers moi la tête, cette pauvre âme calfeutrée en moi. Tu la torturais docilement et elle, d’une flexibilité extraordinaire, s’y abandonnait joyeusement. Les mots, je crois que j’en avais perdus, jusqu’à oublier que dans ma bouche, se trouvait une langue capable de mouvoir. Dehors, il faisait bien froid, le vent était frais et, le ciel était assurément gris. Mais sur ton faciès féerique, je trouvai de quoi assouvir mon cœur innocent et, réchauffer mon corps mendiant qui, n’espérait avoir que tes bras pour se laisser consumer par la caresse de tes mains.

Il fallut donc attendre cette nuit-là, après un diner à deux, pour passer à l’irrésistible aveu. A te dire « Je t’aime » j’eus l’impression que les mots me brulaient la langue. Mes lèvres frémissaient et, mon cœur palpitait dare-dare. Sans dire mots, tu me regardais et, m’écoutais tout simplement. Je crus un moment avoir de la fièvre. La secousse que m’exposait ton silence, était sans doute effrayante mais aussi, très plaisant, je l’avoue… Puis arriva un moment, comme dans un rêve, dans tes bras je me trouvai abrupto. C’était incroyablement irréel. Blotti contre toi, je ressenti une joie vive que seule, le langage surnaturel pourrait peut-être d’écrire.

Et depuis cette nuit-là, en nous, je croyais. Je croyais à ce sentiment que les adultes appellent « Amour » et qui, dans le langage puéril n’a de nom autre qu’un simple sourire, et parfois, un simple regard. Depuis cette nuit-là, tu devins à la fois ma reine et mon diadème. L’espace de tes bras se transforma en un royaume où, je régnai empereur et peuple à la fois. Depuis ce jour, je pensai toi ; je rêvai toi. Tu étais ma dernière pensée, toutes les nuits, avant que Morphée ne m’enlève pour un voyage routinier ; et, mon premier souhait à chaque matin, avant que le soleil ne dise bonjour à l’aurore et ouvre grand ses yeux.

Mais puisqu’il faut se quitter aujourd'hui, et puisque l’homme que je suis ne sait faire autre qu’écrire, alors je t’écris ces quelques mots lugubres, le cœur lacéré et effaré de chagrin, l’âme désaxé et garni de troubles.

Tu t’en vas, mais dans chaque pas qui t’éloigneras de moi, souviens-toi qu’au plus tréfonds de mon être, un cœur bat et continuera de battre pour toi. Parce que… Je t’aime !

___________________________________________________________Ballan DIAKITE.

PARCE QUE... JE T'AIME !

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