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Ballan DIAKITE

C’EST QUOI ETRE BON ?

26 Juin 2014 , Rédigé par Ballan DIAKITE Publié dans #Sagesse

C’EST QUOI ETRE BON ?

Tout cela me semble quand même étrange, de voir que de nos jours, tout le monde se réclame d’être bon. Pourtant, suffit-il simplement de regarder les comportements des uns et des autres, pour se rendre compte de l’évidence. En vérité, nous ne sommes pas tous bons : l’humanité est faite de lâches, d’hypocrites, de collaborateurs… qui font de cette vie un désert.
Mais à mon sens, bien que mauvaise, cette attitude ne doit en aucun cas être un obstacle pour la recherche de la bonté et de la sagesse. Au-delà de ce que les autres peuvent nous faire de mal ; ayons le courage de répondre le mal par le bien. On ne lave la boue avec de la boue. C’est pourquoi j’ai décidé, dans ce présent article, de partager avec vous mon point de vue sur cette problématique qui consiste à répondre aux questions suivantes :

- c’est quoi être bon ?
- Etre bon, est-ce être gentil
?
- Cela relève-t-il de notre propre volonté d’être une bonne ou une mauvaise personne ?

Etre bon, c’est avoir de la bienveillance, de l’indulgence. C’est s’ouvrir à l’autre, l’accepter, le respecter et lui faire du bien malgré la différence…
Etre bon, c’est ouvrir son cœur à l’autre ; c’est aimer son prochain et se soucieux de son bien-être. Etre bon, c’est comprendre et agir vis-à-vis des problèmes et soucis des autres. C’est avoir de la patience, de la tolérance ; et savoir suspendre son jugement vis-à-vis de l’autre… Et même s’il faut juger, placer son amour au-delà du jugement. Mais il y a lieu de ne pas confondre la bonté avec la perfection. Comme nous avons l’habitude de le dire « Nul n’est parfait », même le bon. Une personne de bien a aussi ses défauts et ses qualités, mais il a aussi la sagesse de reconnaitre ses défauts et de s’accepter tel qu’il est.
Ainsi la connaissance de soi et l’honnêteté sont primordiales dans l’attitude d’une personne de bien : Se connaitre pour mieux servir les autres et, être honnête avec soi-même pour mieux l’être avec les autres. Voilà une attitude qui tend vers la bonté.

Mais il n’y a pas que la connaissance de soi et l’honnêteté qui déterminent la bonté. IL y a aussi la morale et l’empathie. C’est quoi la morale ? C’est quoi l’empathie ? C’est cela la question…
- La morale est l’ensemble des règles d’actions et des valeurs qui fonctionnent comme normes dans une société. La conception de la morale varie en fonction des sociétés et des religions. IL y a donc lieu de se conformer à ces règles admises comme honnête et juste par la conscience collective pour paraitre bon aux yeux des personnes appartenant à la même société que nous.

Cependant, si être bon se définit par le fait de faire du bien ; il reste alors à savoir ce que c’est que le bien. Car enfin de compte, nous ne partageons pas la même conception et la même définition du bien. La conception du bien et du mal peut changer d’une culture à une autre. Mais, il y a des grandes règles de morale qui restent inchangées un peu partout dans le monde. Par exemple, quand on dit que tu ne dois pas tuer ton prochain ; tu ne dois pas voler, tu ne dois pas mentir… ceux-ci sont des principes admis pratiquement dans toutes les sociétés du monde. Bon bref, ce que je veux dire par là, c’est qu’il est impératif pour une personne de bien ou une personne qui est à la quête de la bonté, de se conformer aux principes, règles et valeurs se rapportant aux divers aspects de la vie sociale des individus. C’est en cela même, que nos semblables verront en nous des personnes de bien. Nul n’est bon, tant qu’il ne l’est pas envers les autres. On devient égoïste quand on n’est bon qu’envers soi. La bonté n’est pas l’égoïsme.

La vie nous offre, tous les jours, des opportunités de manifester notre bonté à l’égard des personnes qui nous entourent. Mais à vrai dire, il y a plus d’égoïstes que de généreux parmi nous… En amour comme en amitié, les bons se font rares de nos jours.
Dans un monde brutalisé par les méchants, où tout ce qui compte finalement est la recherche du succès et la satisfaction de ses seuls besoins égoïstes ; et ce, par tous les moyens, bons comme mauvais. On a fini par associée la gentillesse à la faiblesse ; comme si être gentil, c’est se laissé profiter par les autres. Quand Machiavel disait « la fin justifie les moyens », cette formule se vérifie plus à notre époque qu’au seizième siècle.

Après la connaissance de soi ; l’honnêteté ; la morale, vient ensuite l’empathie. C’est la partie la plus importante de cet article. Notre sens d’empathie nous distingue les uns des autres. L’empathie nous permet de savoir le degré d’humanisme de chacun d’entre nous. J’ai découvert ce mot il n’y a pas plus de deux mois. Je lisais « Mon intime conviction » de Tariq Ramadan quand je suis tombé sur ce mot. Apres avoir regardé le sens dans le dictionnaire, j’avoue que le mot est tout de suite devenu un de mes favoris dans la langue française et a eu une grande influence dans mes comportements quotidiens.

IL n’y a pas de bonté sans empathie. L’empathie est la capacité de pouvoir se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce que la personne ressent. C’est par empathie que je rends service à mon entourage sans rien attendre en retour... IL n’y a pas très longtemps, quand je faisais du bien aux autres, je voulais qu’ils me remercient en retour. Un simple « Merci » était largement suffisant pour moi. C’est ce que je me disais. Mais après par la suite, j’ai finalement compris que le fait de s’attendre à un simple « Merci », enlève au service rendu toute sa valeur. J’étais un peu frustré quand on ne me remerciait pas. J’ai pu constater cela. Alors je me suis remis en question, j’ai douté de ma générosité et de mon sens d’humanisme…

Faire du bien ou rendre service à quelqu’un, et attendre quelque chose en retour, c’est de la solidarité et non de la bonté. C’est dans la solidarité qu’on a le principe de mutualité et de réciprocité avec nos alter-egos. Par solidarité on rend service à autrui, mais tout en espérant qu’il puisse faire la même chose lorsque nous serons nous aussi dans des situations analogues. C’est cela une des grandes différences entre la solidarité et l’altruisme.

La bonté se distingue également de la gentillesse. Le gentil cherche à satisfaire le besoin de l’autre pour le plaisir de ce dernier ; alors que le bon cherche à satisfaire l’autre en bien pour son propre plaisir d’abord. La gentillesse renvoie préalablement à la satisfaction de l’autre tandis que la bonté, quant à elle, renvoie à la satisfaction de soi d’abord conforment à ses propres principes et valeurs.
Bref, ce qu’il faut retenir c’est que, la bonté n’est ni la gentillesse ni la solidarité. Mais il y a dans la bonté une part de générosité, de gentillesse, d’empathie, de solidarité et d’altruisme. C’est qui fait sa particularité.

En définitive, pour répondre à la dernière question posée juste un peu plus haut, qui consiste à savoir si toutefois il relève de notre volonté, d’agir en bien ou en mal. Autrement dit, savoir si nous sommes volontairement bons ou mauvais.
Comme le dit Descartes, « Dieu propose, l’Homme, par son libre arbitre dispose ». Nous sommes responsables de ce que nous sommes, de ce que nous faisons et de ce que nous devenons. Ayons enfin le courage d’assumer notre responsabilité. Personne ne nait méchant. Dans la vie, on apprend à être méchant tout comme apprend à être bon. Chaque jour que Dieu fait, nous nous devons de faire sur nous-mêmes un travail d’éducation nous permettant d’être meilleur par rapport aux jours précédents.
Eduques-toi en bien, tu seras une bonne personne et tu feras du bien à l’humanité. Mais si tu t’éduques en mal, tu ne pourras qu’être mauvais ; et dans ce cas, tu ne seras qu’une malédiction pour l’humanité.

Soyons bons !

La main qui donne
Et le cœur qui ordonne
Ce que l’on donne aux autres
N’a de valeur autre
Que l’intention qui l’acco
mpagne….

Ballan DIAKITE

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